Subral, ma Terre

Blog créé au départ par curiosité, pis au final je m'y attache ;-) Vais y mettre deux trois pensée désordonnées et désarticulées, sur tout et n'importe quoi... J'espère pouvoir dépassez ma satannée flemme pour mettre de temps en temps les idées qui me tiennent à coeur. Pour le nom du blog, cf l'article "Noôzôme ? Noôzom ? Non, Subral !"

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Lieu : Bois le Roi, Seine et Marne, France

Qui suis-je ? Aller, je m'y essaie : une entité dotée de Vie et d'Esprit disposant d'une mémoire propre créée par la succession d'expériences personnelles la distinguant d'autres entitées sinon absolument similaires. Une image de ce que j'aimerais être, à défaut de l'être encore : 'Pilgrim', le Pèlerin, Celui qui cherche et parcoure le Chemin en direction du Bonheur.

lundi, août 22, 2005

Noôzôme ? Noôzom ? Non, Subral !

Quoi que c'est que ce nom bizarre de Subral ?


Ma première intention était de nommer ce blog Noôzom.
Quoi que c'est que ce nom encore plus bizzare ? C'est un terme que je tire de Noôzôme, qui lui même (à ce que je croyais) sort de l'esprit fécond de Stephan Wul. En fin de compte, pas du tout : on m'a un jour cité ce mot sans connaître ni son auteur, ni le roman où je l'ai lu, c'est à dire Noô (d'où mon pseudo, on voit que ce livre m'a marqué ;-) Ayez la curiosité de lire la critique en lien, elle est très bonne ! (encore que je n'ai pas ressentis de "longueurs" même si je comprend qu'on puisse percevoirs certains passages ainsi)).
Après vérification, "noologique" éxiste en dictionnaire et correspond plus ou moins au noô de Wul : tiré du grec noos / noûs : esprit, signifie "ayant pour objet le monde de l'esprit", souvent appliqué à la science.

Le blog s'est finallement appelé Subral, du nom d'une vaste planète comprise dans l'encore plus vaste univers du livre car... blogger (je suis méchant, c'est pareil dans l'entièreté du web) n'accepte tout simplement pas les accents circonflèxes dans les URL... Du coup mon terme favoris et ses semblables se sont retrouvés détrônés par Subral, qui est quand même suffisamment mélodieux pour mes goûts difficiles en la matière ;-)


Mais repassons à Stephan Wul, et là je vais le citer en "résumé de mot pour mot" pour expliquer ce qu'est ce fameux Noôzôme.
Le Noô, on l'a dit, vient du grec "esprit" ou "penser" etc. Zômos signifie quand à lui (toujours en grec) "brouet". Curieuse association ! L'ensemble est alors un liquide visqueux d'origine indéterminée présent en gisement naturels plus ou moins importants à divers endroits et sur diverses planètes et offrant la particularité d'émettre de la pensée (!!!).
Tout être approchant d'une source noôactive est alors gêné puis submergé par des hallucinations d'intensité croissante, provoquant une suractivité psychique provoquant des troubles graves puis la mort (ceci parce que le phénomène n'est pas maitrisé même si nombres de ses lois sont connues, notamment dans sa propagation : ainsi l'activité psychique d'un être vivant forme un barrage plus ou moins efficace au noôflux jusquà ce que l'individu en question succombe ; il est donc possible de se protéger par des murs creux remplis de bactéries (émettant un faible psychisme, le nombre d'organismes rend celui ci suffisant) faisant obstacle).

Le livre nous laisse sur notre faim : on ne sait finallement rien (si ce n'est la structure moléculaire du noôzôme, son comportement, les quelques utilisations qui en sont faites... et là il faut avouer qu'on est servis ! Les descriptions sont complexes, extraordinairement complexes et pourtant passionantes malgré des passages entiers où l'on ne comprend pas un traitre mot (voici les fameuses "longueurs"), que ce soit en chimie, en politique (là aussi, on croit rêver!) ou simplement en architecture, urbanisme, écologie, paysagisme... Des descriptions, enfin ! On va de merveille en étonnement à l'incrédulité la plus sincère, le tout dans une prose poétique qui nous fait rêver à un mode meilleur, alors même qu'il se contente de décrire une réalité très banale !).
Mais c'est ce sentiment de manque qui fait la richesse d'une fin. Le noôzôme a-t-il été créé par d'antiques créatures éteintes depuis longtemps (les Fâvds) ? Ou simplement utilisé ? Ou bien est-il finallement ce qui subsiste du cerveau de ces créatures, la matière pensante imputrescible ? Auquel cas : les Fâvds sont-ils... Dieu ? une entité éteinte dont nous reste la divine substance ? (cf Dick et le corps de Dieu retrouvé en plein espace).
Voilà pourquoi j'aime ce terme : il a tout de l'inconnu, du passionant, et l'on sent qu'en lui, quelque part, si on finit par le connaitre, se trouve la réponse. LA réponse ! Celle qui expliquera la Vie, l'Univers, et le Reste
;-)



Noô, Stephan Wul